Le Coran et ses caracteristiques essentiels

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Le Coran est dérivé du mot Qara’a, qui signifie lire ou réciter. Par conséquent, le Coran signifie linguistiquement le livre qui a été lu ou récité.

le Coran est le discours miraculeux d’Allah (swt) révélé à Muhammad (saw) en arabe et transmis vers nous par la méthode Tawatur (multiple chaines de transmissions). La récitation du Coran est considérée comme une Ibadah (acte de culte). Par le discours d’Allah (swt), nous entendons que le Coran est la parole exacte d’Allah (swt). Il a été révélé à Muhammad (saw) tel qu’il existe aujourd’hui. Par «miraculeux», nous voulons dire que personne ne peut produire quelque chose de semblable.

Une définition classique du coran: Le coran est la parolé d’Allah revelé sur son serviteur Mohammad dans la langue arabe, c’est un miracle meme dans sa plus courte sourate. Elle fut écrite et narré jusqu’à nous par le biais de multiple chaines de transmissions (tawatur), sa recitation est une adoration d’Allah, son début est Al-fatiha et sa fin surat al-nas. (Al-Ihkaam par Sayf ul-Deen al-Aamidi 1/28 et Rawdat al-Nathir par Ibn- Qudama al-Maqdisi 1/178).

Cette dernière définition suscite plusieurs points. Cette définition exclut quelconque livre qui n’est pas la parole d’allah, ou revelé dans une autre langue que l’arabe. Il exclut aussi toute narration qui n’a pas atteint le niveau de tawatur dans la chaine de transmission. Il exclut aussi toute chose qui n’est pas miraculeuse, c.à.d. en deçà de l’abilité de l’Homme, car cette autre forme de révélation n’est pas considérée miraculeuse, par exemple la sounna.

La parole d’Allah miraculeuse. C’est la parole d’Allah est la preuve est le fait que le Livre est miraculeux (l’aspect de l’ijaz). Le miracle du coran est son éloquence qui dépasse les capacités de l’Homme ou des jinn. Puisque il vient d’Allah il devient une preuve contre nous. Quand nous disons la parole d’Allah cela exclus d’autres formes de révélations comme les hadiths qui sont aussi de la révélation. Les hadiths sont les paroles, les actes et les approbations du messager. Celui-ci est donc ordonné par Allah mais l’exprime avec ses propres paroles, ou agit comme ordonné ou approuve comme prescrit par Allah. Quant aux hadiths qoudsi ils sont aussi une révélation dans le sens et non pas dans les paroles. Les mots employés sont ceux du messager.

Le coran est dans la langue arabe. Il est entièrement en arabe et ne contient pas de langue étrangère. L’imam Shafi’i mentionne dans sa Risala : « Le coran indique qu’il n’y a aucune partie du livre d’Allah qui n’est pas dans la langue arabe. Celui qui exprime une telle opinion (concernant les mots etrangers dans le Coran) a trouvé quelques hommes qui l’ont accepté par soumission (taqlid) à son autorité, laissant la question de la preuve à lui et à ceux qui ont été en désaccord avec lui. Cependant, par simple soumission, ils ont négligé [leur devoir]; qu’Allah leur pardonne et à nous. Mais, peut-être, celui qui a exprimé l’opinion qu’il y a dans le Coran des mots qui ne sont pas de la langue arabe – et son opinion a été acceptée par d’autres – il voulait dire qu’il y a certains mots qui ne sont pas compris par certains Arabes.  »

En outre, l’ignorance des Arabes à propos de certains mots du Coran n’est pas une preuve que le Coran contient des mots étrangers. Il y a plutôt une possibilité que certains non-Arabes aient appris des mots arabes et ensuite ils se sont répandus dans leur langue. Pour cette raison, certains de leurs mots peuvent correspondre à certains mots mentionnés dans le Coran, ou peut-être quelques mots étrangers sont entrés dans la langue arabe. Et par conséquent, ils sont devenus une partie de la langue arabe elle-même et ne peuvent donc plus être considérés comme des mot étrangers. Puisque les Arabes les ont utilisés comme une partie de leur langue, même si les racines de ses mots sont étrangères.

De nombreux versets établissent l’idée que le coran est completement en langue arabe comme :

(وَإِنَّهُ ۥ لَتَنزِيلُ رَبِّ ٱلۡعَـٰلَمِينَ (١٩٢) نَزَلَ بِهِ ٱلرُّوحُ ٱلۡأَمِينُ (١٩٣) عَلَىٰ قَلۡبِكَ لِتَكُونَ مِنَ ٱلۡمُنذِرِينَ (١٩٤) بِلِسَانٍ عَرَبِىٍّ۬ مُّبِينٍ۬ (١٩٥

 « Ce (Coran) ci, c’est le Seigneur de l’univers qui l’a fait descendre, et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. » [26: 192-195]

وَكَذَٲلِكَ أَنزَلۡنَـٰهُ حُكۡمًا عَرَبِيًّ۬ا‌ۚ

Ainsi l’avons-Nous fait descendre (le Coran) [sous forme] de loi en arabe

وَكَذَٲلِكَ أَوۡحَيۡنَآ إِلَيۡكَ قُرۡءَانًا عَرَبِيًّ۬ا لِّتُنذِرَ أُمَّ ٱلۡقُرَىٰ وَمَنۡ حَوۡلَهَا

Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un Coran arabe, afin que tu avertisses la Mère des cités (la Mecque) et ses alentours … [42: 7]

وَلَوۡ جَعَلۡنَـٰهُ قُرۡءَانًا أَعۡجَمِيًّ۬ا لَّقَالُواْ لَوۡلَا فُصِّلَتۡ ءَايَـٰتُهُ ۥۤ‌ۖ ءَا۠عۡجَمِىٌّ۬ وَعَرَبِىٌّ۬‌ۗ

Si Nous en avions fait un Coran en une langue autre que l’arabe, ils auraient dit: «Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été exposés clairement? quoi? Un [Coran] non-arabe et [un Messager] arabe?»  [TMQ 41: 44]

Aussi le Livre de chaque prophète est dans la langue de son peuple, quant aux non-Arabes ils doivent apprendre la langue arabe. L’Imam Al-Shafi dit: « Il est obligatoire pour chaque musulman d’apprendre la langue arabe de son mieux afin de pouvoir proclamer par elle qu’il n’y a pas de Dieu du tout que Dieu et Muhammad est Son serviteur et Apôtre et réciter par elle [ie la langue arabe] le Livre de Dieu, et à proclamer en mentionnant ce qui lui incombe, le Takbir, et ce qui est recommandé, le tasbih, le tashahhud et d’autres.  »

La traduction du Coran n’est non plus pas considérée comme le Coran aussi précis soit-elle. La traduction est donc une traduction de la signification du coran. Nous ne pouvons donc pas utiliser la traduction pour dériver des règles à partir de versets, il n’y a pas non plus de prière en lisant la traduction du sens.

Le Coran nous est rapporté par multiple chaines de transmissions (tawatur), c’est-à-dire la transmission qui profite à la certitude, elle nous est parvenue par transmission orale et écrite depuis sa révélation au messager d’Allah jusqu’à ce jour. Lorsque la révélation a commencé à venir, il y avait ceux qui était habitué a écrire la révélation et en même temps, elle était mémorisée par de nombreux compagnons. Cela a continué et a été transmis d’une génération à l’autre et, par conséquent, il est impossible qu’ils puissent tous conspirer pour mentir, ajouter, modifier ou enlever quelque chose du Coran.

Ceci est unique au Coran par rapport aux livres précédemment révélés tels que la Torah et l’Evangile. Comme le Coran est complètement passé par des multiple chaines de transmissions, cela signifie donc qu’il bénéficie de la certitude et, par conséquent, c’est une preuve définitive. Quant aux lectures atypiques du Coran ou les Hadiths Qudsi, elles ne sont pas considérées comme du Coran. En outre, la définition stipule que le Coran est seulement ce qui est venu à travers la transmission Mutawatir.

La récitation du coran fut transmise multiple chaines de transmissions (tawatur). Les savants ont convenu que les sept lectures du Coran sont toutes Moutawatir par Ijma. Les savants ont convenu que les sept lectures du Coran sont toutes Muttawatir par Ijma. Ce sont les lectures d’Abi-‘Amr, Nafi ‘,’ Aasim, Hamza, Al-Kisaai ‘, Ibn Kathir et bin ‘Aamir. Un exemple de la lecture atypique du Coran est la narration qui n’a pas atteint le niveau de Tawatur comme le Mushaf d’Ibn Mas’ood.  Malgré cela, elle est Saheeh dans sa chaîne de transmission.

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