Le problème de l’environnement: Le développement propre

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Les mécanismes de Développent Propre (MDP/CDM) sont des mécanismes permettant aux pays industrialisés l’achat de crédits en CO² (des crédits pour la diminution de gaz à effets de serre) des pays en développement.  A partir de cette compréhension du développement durable, les entreprises n’ont pas à diminuer leur pollution même lorsqu’elles auraient consommés leur quota maximal de pollution.

Ce système consiste en l’investissement de la part des entreprises occidentales dans un projet situé dans un pays en développement contribuant à réduire l’émission de CO². D’après les régulations de l’accord de Kyoto, ce type de projets déclenche des crédits en CO² qui peuvent être vendus et achetés par rapport à la production. Ces entreprises peuvent dès lors polluer l’environnement avec des gaz à effets de serre en des quantités dépassant le quota qui leur fut assigné par leurs états.

Ce système dispense les entreprises ayant contribué à la pollution de prendre leur responsabilité pour la pollution causé à travers les années précédentes. En vérité, cela pave le chemin pour ces entreprises afin de continuer à polluer de la même manière. Les projets MDP (projets verts) ont aussi été caractérisés par de la corruption, de la fraude et un manque de transparence. Ces projets ont en réalité augmenté la détérioration de l’environnement dans les pays en développement. Parmi ces exemples, l’usine chimique dans la province du Gujarat en Inde, appartenant à GFL (Gujarat Fluorochemicals Limited), dont le siège est à Londres. Faisant partie des projets « verts » de l’ONU, cette fabrique est financée par les contribuables. Dû à la production de produits chimiques toxiques de la part de cette fabrique, l’eau dans les alentours a été pollué avec une telle ampleur qu’elle est devenu non potable. Cette eau est désormais connue comme l’eau de la mort. Par conséquent, la récolte fut détruite et les terres aux alentours ne sont plus cultivables. Ce qui est étonnant dans ce cas, c’est que l’entreprise qui porte la responsabilité de cette pollution fait partie du MDP (Mécanisme de Développement Propre).

Des contraintes imposées aux pays en voie de développement

 Dans certains pays comme la Chine et le Brésil, les industries sont considérées comme étant relativement jeunes comparé à celles de l’Occident. La sujétion de ces pays nouvellement industrialisés aux demandes de l’Occident pour la réduction de l’émission CO² est équivalente à contraindre l’industrie et la prospérité économique dans ces pays. Cela est dû au quota en CO² assigné puisque le développement de l’industrie nécessite une hausse dans la production de fabriques, ce qui entraîne une hausse dans la quantité d’émission de CO², plutôt qu’une diminution. Par conséquent, la ratification de tels traités à l’heure actuelle ou dans le futur va entraîner qu’une soumission de ces pays à la dominance de l’Occident par rapport à la production et la prospérité.

Par ailleurs, le plus grande partie des pays non-occidentaux (les pays en développement), y compris dans le monde musulman, n’a pas de réelle industrie. Si les pays en développement font partie d’un traité dans le futur (livret écrit en 2009, le traité fut conclu entre temps), leur développement sera entravé de telle façon à ce qu’ils ne deviennent pas des pays industrialisés. Ces pays seront forcés de vendre leur quota en CO² aux pays développés. Sur cette base, il n’y aura pas d’avantages pour les pays en développement excepté à travers l’application de MDP (« projets verts »),  ces projets même qui garantissent des quotas en CO² additionnels pour les industries Occidentales, c.à.d. une hausse de production pour eux. Les pays en développement seront donc un marché de consommation pour la pollution dont les économies et les industries ont besoin.En d’autres mots, les pays en développement resteront assujettis à l’influence et à la dominance des pays industrialisés d’Occident.

Les solutions et traités de l’Occident mis en avant comme des réponses au problème climatique ne sont rien que des garanties pour les entreprises Occidentales afin que la question du climat et de l’environnement ne devienne pas une barrière pour la pollution en cours, car elle est nécessaire à leur croissance économique et à l’obtention de profit. A partir des forces du marché libre, ces solutions rendent l’environnement la victime de l’avidité de ceux qui ont causé la crise environnementale au départ.

Le capitalisme cause des crises environnementales

Le problème de l’environnement n’est pas le seul échec du système capitaliste ayant causé une crise après l’autre. La crise globale alimentaire, la crise financière et économique dont nous avons été témoins les années précédentes sont loin d’êtres les dernières crises du capitalisme. Ces crises ont laissé des millions de gens dépourvu, simultanément,  ils ont rendu possible à un petit nombre de posséder plus que la raison humaine ne peut imaginer.

Les raisons pour lesquelles le capitalisme fait défaut de l’habilité de présenter les solutions correctes à ces problèmes auxquels fait face l’Homme, est en premier lieu du a son crédo (‘aquidah). Cette doctrine, qui est fondée sur l’idée du compromis, rend la raison incompétente de l’Homme législateur. L’idée de séparer la religion de la vie a mené à ce que les gens soient sous le contrôle des législateurs capitalistes qui croient que le sens de la vie est d’obtenir une partie maximale de plaisirs des sens et que l’intérêt est le critère pour toute action sans prendre aucune autre chose en compte.

La déficience du capitalisme à présenter les solutions correctes est aussi due à sa vision du problème économique comme étant la rareté des ressources par rapport à la consommation en hausse et sans fin (théorie de la rareté). Ceci a limité l’attention du capitalisme sur la production au détriment d’une distribution équitable de la satisfaction des besoins de base de chaque Homme individuel au logement, à l’alimentation et à l’habillement. Par exemple dans le bastion du capitalisme, les États-Unis, en 2003 la production était a la hausse tandis que le nombre de personnes ayant atteint le seuil de pauvreté a aussi augmenté de 1,3 millions.

Par ailleurs, il n’y a pas de place pour la moralité par rapports aux transactions économiques dans le capitalisme, puisque c’est une économie qui ne cherche qu’a réaliser une valeur matérielle. Elle considère la hausse de la richesse de l’individu comme clé pour le succès, peu importe les conséquences pour la société et la nature. Le fondateur du capitalisme, Adam Smith, l’a exprimé lorsqu’il a déclaré que l’avidité est la morale de l’individu et cette morale contrôle l’économie.

Les effets d’une telle philosophie sont destructifs pour l’humanité et l’environnement, et nous avons pu témoigner de la destruction et de la contamination de rivières, forêts, terres agricoles à cause des actes d’entreprises occidentales à travers le monde.

Que ce soit en Indonésie ou en Amérique du Sud , ces entreprises éradiquent les forêts du monde. Ces forêts qui contribuent directement à la réduction de gaz CO² dans l’atmosphère, sont donc menacé par l’extinction. Ironiquement, ce sont les mêmes entreprises qui font des discours sur la sauvegarde de l’environnement et du climat.

Les peuples d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie,  et même d’Europe ont témoigné de la contamination de la terre sur laquelle ils vivent. Ceci a atteint un tel seuil que leurs enfants naissent avec des malformations et les gens sont atteints par des maladies étranges dues aux déchets toxiques qui sont déversés dans les océans, les rivières et les lacs. A l’époque des discours sur la réduction d’émissions de gaz carbone afin de sauver le climat, des déchets toxiques sont envoyés aux pays du tiers monde, tuant des gens, contaminant des terres fertiles et détruisant les poissons. Par exemple,  le Nil est contaminé à un tel point que les gens qui en boivent souffrent de problèmes de santés grave. Tarik Sameer, un membre de la gestion de l’eau dans le Centre National de Recherche,  a déclaré : « il y a des zones dans le Nil et ses ramifications qui sont contaminés par des eaux usées industrielles non traitées qui finissent dans la rivière ». Il rajouta : le solvant organique* de la production industrielle, l’agriculture et les eaux usées qui s’épuise dans le Nil ne disparaît pas, même après que l’eau soit traitée au chlore dans l’usine de traitement des eaux usées ».

Il y a de grandes dépenses en connexion avec la protection de l’environnement, et lorsque le gain est le seul objectif, toute entreprise aura comme objectif de minimiser les coûts. D’après la logique capitaliste, les priorités de la marge et la maximalisation du gain dépassent la protection de l’environnement et la dignité de l’Homme. Puisque la mise en application du capitalisme est la cause de la destruction apparente dont souffrent l’Homme et l’environnement, toute personne douée de sens doit se poser des questions  sur les motifs de la préoccupation du capitalisme à propos de la vie future de l’Homme , de la préservation et de la protection de l’environnement.

 

*Le terme « solvant organique » se réfère aux solvants qui sont des composés organiques qui contiennent des atomes de carbone.

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